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Mercredi, septembre 22, 2021

Journée nationale de l’enfant

Le Maroc célèbre, ce samedi 25 mai, la Journée nationale de l’enfant, décidée par feu Hassan II dans son message aux participants au 1er congrès national sur les droits de l’enfant, organisé en mai 1994. 

La célébration de la journée nationale de l’enfant traduit les efforts consentis par le Royaume pour les droits de cette catégorie. Elle constitue également une occasion idoine pour renouveler l’engagement envers les droits des enfants et veiller à la mise en œuvre des politiques et programmes nationaux y afférents.

Le Maroc a pu réaliser, ces dernières années plusieurs avancées en matière de protection de l’enfance, en adoptant notamment une politique publique intégrée de protection des enfants étalés sur la période 2015-2025 ,en tant que cadre stratégique pluridisciplinaire ayant servi de plate-forme pour un système intégré de protection de l’enfance.

L’Observatoire National des Droits de l’enfant

Parmi les initiatives en faveur de l’enfance figurent également la campagne « Pour des villes africaines sans enfants en situations de rue », dont la cérémonie du lancement officiel a été marquée par le message du Roi Mohammed VI, et ce à l’occasion du 8ème sommet Africités, tenu à la fin de l’année 2018.

Cette initiative lancée par les Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-Afrique) et l’Observatoire National des Droits de l’enfant (ONDE) vise à traiter une problématique africaine partagée, celle de la vulnérabilité et de la précarité de résilience des enfants.

Ainsi, chaque ville engagée devra mettre en œuvre une stratégie adaptée de réintégration de ses enfants en situations de rue. L’ONDE offrira l’expertise méthodologique et programmatique nécessaire pour l’opérationnalisation de cette dynamique, la CGLU garantira le suivi et la mobilisation des villes, alors que l’UNICEF et la coopération internationale accompagneront dans la mobilisation des expertises techniques et des ressources financières.

En plus de cette initiative, plusieurs mécanismes et institutions ont été mis en place pour protéger les enfants durant ces dernières années notamment l’ONDE et le Parlement de l’Enfant ainsi que l’action de l’UNICEF au Maroc qui s’articule autour de quatre programmes, à savoir « éducation », « santé et nutrition », « protection de l’enfance » et « inclusion sociale ».

Cette année, la journée nationale de l’enfant coïncide avec le 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée par l’ONU en 1989. A cette occasion, Giovanna Barberis, représentante de l’organisation des Nations unies au Maroc a exprimé sa joie quant-aux efforts importants déployés par le Maroc pour engager des réformes qui ont positivement impacté la réalisation des droits des enfants dans le pays.

Toutefois, des efforts restent à faire dans le domaine

Dans une déclaration, la représentante de l’UNICEF a donné plusieurs exemples de réformes engagées par le royaume notamment dans deux domaines déterminants qui sont la santé et l’éducation.

Dans les domaines de la survie, la santé et la nutrition, Mme Giovanna Barberis souligne que la moralité des enfants de moins de cinq ans s’est réduite au Maroc de plus de 50% entre 2003 et 2018, passant de 47 à 22,16 décès pour mille naissances vivantes, et que le taux d’accouchements assistés a augmenté de 13 points entre 2011 et 2018, passant de 73,6 à 86,6%.

En ce qui concerne le domaine de l’éducation, la représentante de l’UNICEF estime que le Maroc a presque atteint la scolarisation universelle au niveau primaire. Dans ce sens, elle a salué les dispositifs mis en place pour permettre aux enfants migrants d’accéder à l’école primaire.

Toutefois, ces améliorations n’ont pas bénéficié de la même manière à tous les enfants, souligne-t-elle. Elle a indiqué qu’en 2018, dans le milieu rural, la mortalité des enfants de moins de cinq ans est élevée de plus de 7 points par rapport aux villes (25,99 décès par mille naissances vivantes, contre seulement 18,81 en milieu urbain).
Elle poursuit que les pourcentages des accouchements assistés varient de 96,6% dans l’urbain à 74,2% dans le rural.

Des défis continuent de persister dans le domaine de la protection de l’enfant

La responsable a également affirmé que d’autres défis continuent de persister au Maroc dans le domaine de la protection de l’enfant. En effet, Mme Barberis, a décelé l’urgence d’éradiquer le recrutement des enfants en tant que travailleurs domestiques, saluant par la même occasion l’adoption de la nouvelle loi par le gouvernement marocain qui encadre cette question.

«L’enjeu aujourd’hui et de la mettre effectivement en application et de mettre fin par la suite au recrutement de tout enfant en tant que travailleur domestique», a-t-elle affirmé.

La responsable n’a pas manqué de revenir sur le mariage des mineurs, une pratique malheureusement toujours existante au Maroc, surtout dans les petits villages lointains. Elle a, dans ce sens, appelé à «l’urgence de permettre aux enfants l’accès à tous leurs droits de manière à ne pas les exposer au risque de mariage des enfants. Avant 18 ans, un enfant ou garçon, doit être en train d’apprendre pour préparer son projet de vie».

Pour conclure, Mme Barberis a affirmé que l’organisation onusienne« demeure sereine quant à la capacité du Maroc d’élaborer des réponses intégrées pour répondre à ces défis, soulignant que le royaume «s’est inscrit dans d’importants processus de réformes» que l’UNICEF continuera «d’appuyer pour que tous les enfants puissent profiter des fruits de ces actions».

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